{"id":78,"date":"2024-12-05T23:59:10","date_gmt":"2024-12-05T22:59:10","guid":{"rendered":"https:\/\/fauteuildorchestre.fr\/?p=78"},"modified":"2025-03-02T00:32:56","modified_gmt":"2025-03-01T23:32:56","slug":"une-sale-histoire-au-theatre-des-beliers-parisiens","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/fauteuildorchestre.fr\/index.php\/2024\/12\/05\/une-sale-histoire-au-theatre-des-beliers-parisiens\/","title":{"rendered":"\u00ab\u00a0Une sale histoire \u00bb au Th\u00e9\u00e2tre des B\u00e9liers Parisiens"},"content":{"rendered":"<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-large is-resized\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"682\" height=\"1024\" src=\"https:\/\/fauteuildorchestre.fr\/wp-content\/uploads\/2025\/03\/Une-sale-histoire-682x1024.jpeg\" alt=\"\" class=\"wp-image-79\" style=\"width:300px\" srcset=\"https:\/\/fauteuildorchestre.fr\/wp-content\/uploads\/2025\/03\/Une-sale-histoire-682x1024.jpeg 682w, https:\/\/fauteuildorchestre.fr\/wp-content\/uploads\/2025\/03\/Une-sale-histoire-200x300.jpeg 200w, https:\/\/fauteuildorchestre.fr\/wp-content\/uploads\/2025\/03\/Une-sale-histoire-768x1152.jpeg 768w, https:\/\/fauteuildorchestre.fr\/wp-content\/uploads\/2025\/03\/Une-sale-histoire-1024x1536.jpeg 1024w, https:\/\/fauteuildorchestre.fr\/wp-content\/uploads\/2025\/03\/Une-sale-histoire.jpeg 1181w\" sizes=\"auto, (max-width: 682px) 100vw, 682px\" \/><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p>Depuis le 4 d\u00e9cembre, le Th\u00e9\u00e2tre des B\u00e9liers Parisiens accueille \u00ab&nbsp;Une sale histoire \u00bb, pi\u00e8ce inspir\u00e9e de la nouvelle du m\u00eame titre de Dosto\u00efevski. Apr\u00e8s un succ\u00e8s \u00e0 Avignon, la troupe a \u00e9lu domicile \u00e0 Paris pour quelques repr\u00e9sentations exceptionnelles.<\/p>\n\n\n\n<p>Yvan Pralin dirige une des entreprises de son p\u00e8re qui lui met la pression pour qu\u2019il r\u00e9ponde aux exigences attendues par son poste. Dehors, la col\u00e8re gronde et le peuple se r\u00e9volte dans un mouvement de gr\u00e8ve qui ne cesse de s\u2019amplifier. Yvan fait tout pour contenter son p\u00e8re mais il finit par se perdre et ne pas atteindre les objectifs fix\u00e9s.<\/p>\n\n\n\n<p>Tr\u00e8s ancr\u00e9e dans la critique soci\u00e9tale, cette pi\u00e8ce met en valeur l\u2019extr\u00eame modernit\u00e9 de l\u2019\u00e9criture de Dosto\u00efevski, adapt\u00e9 ici par Benjamin Breni\u00e8re qui incarne \u00e9galement Yvan. Le spectacle prend son temps pour insister sur les rouages d\u2019une m\u00e9canique qui enferme salari\u00e9s comme dirigeants dans un tourbillon infernal, avec notamment l\u2019utilisation judicieuse du miroir dans lequel Yvan ne peut se regarder. Le personnage d\u2019Yvan se retrouve compl\u00e8tement happ\u00e9 par des convenances, des r\u00e8gles qu\u2019on lui impose pour se conformer \u00e0 ce que la soci\u00e9t\u00e9 attend de lui. A la mani\u00e8re du d\u00e9but du \u00ab&nbsp;Truman Show&nbsp;\u00bb, il r\u00e9p\u00e8te les m\u00eames gestes, les m\u00eames phrases, qui ne sont que des propos souffl\u00e9s par son directeur de p\u00e8re. Il ne semble pas penser par lui-m\u00eame&nbsp; et, lorsqu\u2019il le fait, c\u2019est avec maladresse qu\u2019il part vers des \u00e9checs. Lorsqu\u2019il se trouve remplac\u00e9 \u00e0 son poste, il se r\u00eave homme politique au discours bien plac\u00e9, capable de soulever les foules. On montre ainsi un personnage en proie \u00e0 un dilemme entre ses aspirations r\u00e9elles et ses obligations. La pi\u00e8ce pose la question de la qu\u00eate de sa propre identit\u00e9. Comment se d\u00e9fait-on de l\u2019image que l\u2019on veut de nous&nbsp;? Ne faut-il pas s\u2019affranchir des convenances pour se retrouver soi-m\u00eame&nbsp;?<\/p>\n\n\n\n<p>La mise en sc\u00e8ne de Julie Cavanna utilise l\u2019espace de fa\u00e7on tr\u00e8s judicieuse. Le plateau est d\u2019abord s\u00e9par\u00e9 en trois espaces&nbsp;: la maison d\u2019Yvan, sa voiture \/ la station de radio, son entreprise. Des rideaux de bureau s\u2019ouvrent et se ferment en fonction du propos, permettant de cr\u00e9er un nouvel espace avec la salle de mariage. Les lumi\u00e8res participent \u00e9galement \u00e0 la belle utilisation du plateau. Les com\u00e9diens sont parfaitement dirig\u00e9s. Si Benjamin Breni\u00e8re conserve le costume d\u2019Yvan tout au long de la pi\u00e8ce, les autres incarnent tous diff\u00e9rents personnages, ce qui apporte une dynamique \u00e0 l\u2019histoire. On est heureux de retrouver Matyas Simon, qui continue de briller r\u00e9guli\u00e8rement dans \u00ab&nbsp;La Machine de Turing&nbsp;\u00bb.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>\u00ab\u00a0Une sale histoire\u00a0\u00bb est une pi\u00e8ce qui fera r\u00e9fl\u00e9chir en cette p\u00e9riode o\u00f9 les foules reprennent la parole.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-right\">Audrey C.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>De<\/strong>\u00a0Benjamin Breni\u00e8re<br><strong>Mise en sc\u00e8ne de\u00a0<\/strong>Julie Cavanna<strong><br>Avec<\/strong> :\u00a0Benjamin Breni\u00e8re, Le\u00eflani Lemmet, Matyas Simon, Guy Vouillot<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Assistante mise en sc\u00e8ne <\/strong>: Joy Belmont<br><strong>Costumes<\/strong> : Coline Ploquin<br><strong>Sc\u00e9nographie<\/strong> : Caroline Mexme<br><strong>Lumi\u00e8res<\/strong> : Mo\u00efse Hill<br><strong>Musique<\/strong> : Rapha\u00ebl Sanchez<br><strong>Chor\u00e9graphie<\/strong> Johan Nus<br><strong>Vid\u00e9os et Photo<\/strong> : Romain Redler<\/p>\n\n\n\n<p><strong>O\u00f9 ?<\/strong> Au Th\u00e9\u00e2tre des B\u00e9liers parisiens <\/p>\n\n\n\n<p><strong>QUAND ? <\/strong>Du 1er au 29 d\u00e9cembre 2024<\/p>\n\n\n\n<p><strong>DUREE<\/strong> : 1h20<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-small-font-size\"><em>Chronique publi\u00e9e le 05\/12\/2024 sur La rue du bac<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Depuis le 4 d\u00e9cembre, le Th\u00e9\u00e2tre des B\u00e9liers Parisiens accueille \u00ab&nbsp;Une sale histoire \u00bb, pi\u00e8ce inspir\u00e9e de la nouvelle du m\u00eame titre de Dosto\u00efevski. 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