{"id":685,"date":"2026-10-03T15:55:54","date_gmt":"2026-10-03T13:55:54","guid":{"rendered":"https:\/\/fauteuildorchestre.fr\/?p=685"},"modified":"2026-10-03T16:02:53","modified_gmt":"2026-10-03T14:02:53","slug":"la-tresse-au-theatre-de-la-renaissance","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/fauteuildorchestre.fr\/index.php\/2026\/10\/03\/la-tresse-au-theatre-de-la-renaissance\/","title":{"rendered":"\u00ab\u00a0La Tresse\u00a0\u00bb au Th\u00e9\u00e2tre de La Renaissance"},"content":{"rendered":"<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-full is-resized\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"667\" height=\"1000\" src=\"https:\/\/fauteuildorchestre.fr\/wp-content\/uploads\/2026\/10\/AFFICHE-LA-TRESSE_07.26_BD.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-686\" style=\"width:300px;height:auto\" srcset=\"https:\/\/fauteuildorchestre.fr\/wp-content\/uploads\/2026\/10\/AFFICHE-LA-TRESSE_07.26_BD.jpg 667w, https:\/\/fauteuildorchestre.fr\/wp-content\/uploads\/2026\/10\/AFFICHE-LA-TRESSE_07.26_BD-200x300.jpg 200w\" sizes=\"auto, (max-width: 667px) 100vw, 667px\" \/><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>Depuis le 25 septembre, le Th\u00e9\u00e2tre de la Renaissance accueille \u00ab\u00a0La Tresse \u00bb, l\u2019adaptation du livre de Laetitia Colombani par l\u2019autrice elle-m\u00eame. Apr\u00e8s une version cin\u00e9matographique, celle-ci donne une nouvelle vision de son \u0153uvre, mise en sc\u00e8ne par Johanna Boy\u00e9 (dont nous avions appr\u00e9ci\u00e9 le travail sur \u00ab\u00a0Je ne cours pas je vole\u00a0\u00bb). Une autre fa\u00e7on de (re) d\u00e9couvrir ce parcours crois\u00e9 de quatre femmes courageuses.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">En Inde, Smita et sa petite fille, Lalita, cherchent \u00e0 fuir leur destin de femmes \u00ab\u00a0intouchables\u00a0\u00bb, destin\u00e9es \u00e0 ramasser les excr\u00e9ments des personnes les plus riches. En Sicile, Giulia travaille avec c\u0153ur dans l\u2019entreprise familiale de traitement de cheveux pour perruques. A Montr\u00e9al, Sarah, maman de trois enfants, s\u2019investit \u00e0 plein temps dans son m\u00e9tier d\u2019avocate, au risque d\u2019en oublier de surveiller sa sant\u00e9\u2026<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">\u00ab&nbsp;La Tresse \u00bb est une pi\u00e8ce chorale o\u00f9 les histoires, sans lien initial apparent, se m\u00ealent avec un point commun&nbsp;: la t\u00e9nacit\u00e9 de quatre femmes qui traversent des \u00e9preuves sans jamais abandonner, qui trouvent toujours la petite \u00e9tincelle \u00e0 laquelle s\u2019accrocher pour aller de l\u2019avant. Quel que soit le continent d\u2019o\u00f9 elles viennent, elles partagent une rage de vivre exceptionnelle. Smita n\u2019h\u00e9site pas \u00e0 aller au-del\u00e0 des traditions et m\u00eame au-del\u00e0 des volont\u00e9s de son mari pour offrir un meilleur avenir \u00e0 sa fille. Elle se bat pour lui permettre de s\u2019instruire et d\u2019\u00eatre ind\u00e9pendante. Giulia est attach\u00e9e \u00e0 l\u2019entreprise de son p\u00e8re et aux femmes qui y travaillent. R\u00eaveuse, passionn\u00e9e de livres, elle \u00e9coute son c\u0153ur loin des pr\u00e9jug\u00e9s malgr\u00e9 le poids de la raison qui p\u00e8se sur ses \u00e9paules. Sarah cherche \u00e0 tout g\u00e9rer&nbsp;sans jamais se plaindre : ses enfants, son travail, sa vie de femme\u2026 La vie va tout d\u2019un coup la rattraper sans lui laisser de choix.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">L\u2019\u00e9criture de la pi\u00e8ce est particuli\u00e8rement int\u00e9ressante puisqu\u2019elle ajoute le regard de l\u2019autrice sur son livre. En effet, Laetitia Colombani interpr\u00e8te son propre r\u00f4le au plateau. Ainsi, elle se montre dans l\u2019action de l\u2019\u00e9criture, elle en d\u00e9voile l\u2019\u00e9l\u00e9ment d\u00e9clencheur, elle cr\u00e9e des pauses dans la narration pour donner au spectateur l\u2019illusion du roman en train de s\u2019\u00e9crire. Cela apporte \u00e9norm\u00e9ment \u00e0 l\u2019action. Par ailleurs, elle interpr\u00e8te \u00e9galement d\u2019autres personnages, costum\u00e9e ou non. Le public comprend ainsi que, dans chaque personnage, se cache un peu de la romanci\u00e8re qui tient les ficelles, un peu comme une marionnettiste.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Elle est rejointe au plateau par des com\u00e9diennes talentueuses&nbsp;: Magali Caillol, Blanche Leleu, Marina Pangos (aur\u00e9ol\u00e9e d\u2019un Moli\u00e8re de la r\u00e9v\u00e9lation pour \u00ab&nbsp;Le Chant des lions&nbsp;\u00bb), Lara Tavella (remarqu\u00e9e dans \u00ab&nbsp;La Zone indigo&nbsp;\u00bb). Outre le fait d\u2019interpr\u00e9ter l\u2019un des r\u00f4les principaux, elles fredonnent des airs parfois et donnent \u00e9galement vie \u00e0 d\u2019autres personnages, notamment les r\u00f4les masculins. En effet, le parti pris est que tous les personnages soient jou\u00e9s par des femmes. Ce qui peut surprendre \u00e9videmment au premier abord nous para\u00eet assez ing\u00e9nieux puisque cette pi\u00e8ce met en valeur une sororit\u00e9 au-del\u00e0 des fronti\u00e8res, au-del\u00e0 des langues. Les femmes forment ainsi une communaut\u00e9 unie loin des dangers du patriarcat qui gangr\u00e8nent tout de m\u00eame la soci\u00e9t\u00e9 par la force de la tradition. Un seul homme se tient sur sc\u00e8ne&nbsp;: un guitariste qui accompagne les com\u00e9diennes par sa musique lors d\u2019interm\u00e8des entre les sc\u00e8nes, pour interagir avec elles, pour crier la col\u00e8re ou pour mimer le d\u00e9sespoir. Cette pr\u00e9sence est tr\u00e8s pertinente car elle apporte une chaleur dans le drame, de la l\u00e9g\u00e8ret\u00e9, de l\u2019\u00e9motion. La musique jou\u00e9e en direct est toujours une excellente id\u00e9e au th\u00e9\u00e2tre.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">La sc\u00e9nographie interpelle directement le spectateur. Plusieurs rideaux form\u00e9s de bandes se trouvent au plateau et permettent \u00e0 la fois la projection d\u2019images et la cr\u00e9ation d\u2019espaces diff\u00e9rents dans l\u2019action. Ainsi, cela enl\u00e8ve l\u2019aspect quelque peu lassant des \u00e9crans de fond de sc\u00e8ne car les images semblent vivre avec les personnages. Elles sont plus floues, moins pr\u00e9cises, comme tout droit sorties de l\u2019imagination de l\u2019autrice, elles se brouillent lorsque les personnages vivent quelque chose de difficile. Par ailleurs, les lumi\u00e8res jouent le m\u00eame r\u00f4le, permettant de cr\u00e9er des moments plus intimes, d\u2019autres plus poignants\u2026 A cela s\u2019ajoutent des estrades avec escaliers qui se d\u00e9placent au fil des voyages du r\u00e9cit ou des sc\u00e8nes n\u00e9cessitant du mouvement. Cela apporte une \u00e9nergie \u00e0 l\u2019histoire et convainc le public.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>\u00ab\u00a0La Tresse \u00bb est une bonne adaptation du roman de Laetitia Colombani qui lui apporte un nouveau regard gr\u00e2ce \u00e0 une mise en sc\u00e8ne tr\u00e8s pertinente et \u00e0 un casting imparable. A voir\u2026<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Avec&nbsp;: Magali Caillol, Laetitia Colombani, Laurent Guillet ou Jean-Fran\u00e7ois Prigent, Blanche Leleu, Marina Pangos, Lara Tavella.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Equipe artistique :<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">* Adaptation :&nbsp; Laetitia Colombani<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">* Mise en sc\u00e8ne : Johanna Boy\u00e9<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">* Assistante mise en sc\u00e8ne : Pauline Devinat<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">* Sc\u00e9nographie : Caroline Mexme<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">* Cr\u00e9ation lumi\u00e8res : Cyril Manetta<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">* Cr\u00e9ation musique : Mehdi Bourayou et Laurent Guillet<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">* Costumes : Alice Touvet<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">* Perruques : Julie Poulain<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">* Vid\u00e9o : Beno\u00eet Lahoz<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">* Chor\u00e9graphie : Johan Nus<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>OU ?<\/strong> Au Th\u00e9\u00e2tre de la Renaissance<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>QUAND ?<\/strong> Du 25 septembre 2026 au 10 janvier 2027<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>DUR\u00c9E<\/strong> : 1h20<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>TARIFS<\/strong> : de 13\u20ac \u00e0 53\u20ac<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-embed is-type-wp-embed is-provider-th-tre-de-la-renaissance wp-block-embed-th-tre-de-la-renaissance\"><div class=\"wp-block-embed__wrapper\">\n<blockquote class=\"wp-embedded-content\" data-secret=\"K9Um91oRa9\"><a href=\"https:\/\/www.theatredelarenaissance.com\/project\/la-tresse\/\">La Tresse<\/a><\/blockquote><iframe loading=\"lazy\" class=\"wp-embedded-content\" sandbox=\"allow-scripts\" security=\"restricted\" style=\"position: absolute; visibility: hidden;\" title=\"\u00ab\u00a0La Tresse\u00a0\u00bb \u2014 Th\u00e9\u00e2tre de la Renaissance\" src=\"https:\/\/www.theatredelarenaissance.com\/project\/la-tresse\/embed\/#?secret=wGRDdjz50i#?secret=K9Um91oRa9\" data-secret=\"K9Um91oRa9\" width=\"600\" height=\"338\" frameborder=\"0\" marginwidth=\"0\" marginheight=\"0\" scrolling=\"no\"><\/iframe>\n<\/div><\/figure>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Depuis le 25 septembre, le Th\u00e9\u00e2tre de la Renaissance accueille \u00ab\u00a0La Tresse \u00bb, l\u2019adaptation du livre de Laetitia Colombani par l\u2019autrice elle-m\u00eame. 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