{"id":630,"date":"2026-09-08T19:30:15","date_gmt":"2026-09-08T17:30:15","guid":{"rendered":"https:\/\/fauteuildorchestre.fr\/?p=630"},"modified":"2026-09-08T19:46:34","modified_gmt":"2026-09-08T17:46:34","slug":"le-gout-de-la-framboise-au-theatre-des-beliers-parisiens","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/fauteuildorchestre.fr\/index.php\/2026\/09\/08\/le-gout-de-la-framboise-au-theatre-des-beliers-parisiens\/","title":{"rendered":"\u00ab\u00a0Le go\u00fbt de la framboise\u00a0\u00bb au Th\u00e9\u00e2tre des B\u00e9liers parisiens\u00a0"},"content":{"rendered":"<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-full is-resized\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"667\" height=\"1001\" src=\"https:\/\/fauteuildorchestre.fr\/wp-content\/uploads\/2026\/09\/LE-GOUT-DE-LA-FRAMBOISE-TDBW-presse.jpeg\" alt=\"\" class=\"wp-image-631\" style=\"width:300px;height:auto\" srcset=\"https:\/\/fauteuildorchestre.fr\/wp-content\/uploads\/2026\/09\/LE-GOUT-DE-LA-FRAMBOISE-TDBW-presse.jpeg 667w, https:\/\/fauteuildorchestre.fr\/wp-content\/uploads\/2026\/09\/LE-GOUT-DE-LA-FRAMBOISE-TDBW-presse-200x300.jpeg 200w\" sizes=\"auto, (max-width: 667px) 100vw, 667px\" \/><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>Depuis le 29 ao\u00fbt, le th\u00e9\u00e2tre des B\u00e9liers parisiens accueille \u00ab\u00a0Le go\u00fbt de la framboise\u00a0\u00bb, la pi\u00e8ce de Raphaelle Volkoff, mise en sc\u00e8ne par Martin Darondeau. Apr\u00e8s un succ\u00e8s au Festival d\u2019Avignon, cette cr\u00e9ation s\u2019installe \u00e0 Paris.\u00a0<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">1998 : Stella est incarc\u00e9r\u00e9e apr\u00e8s que la police a trouv\u00e9 des stup\u00e9fiants chez elle. Elle se retrouve dans la m\u00eame cellule qu\u2019une femme, plus \u00e2g\u00e9e, que tout le monde surnomme La Folle\u2026<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">\u00ab Le go\u00fbt de la framboise \u00bb transporte le public \u00e0 travers le temps, les lieux, les \u00e9poques. Naviguant entre 1978, 1998 et 2020, la pi\u00e8ce fait voyager le spectateur en un clin d\u2019\u0153il, donnant au r\u00e9cit un rythme effr\u00e9n\u00e9. \u00c0 l\u2019histoire initiale se m\u00ealent d\u2019autres r\u00e9cits qui se r\u00e9pondent et se rejoignent. L\u2019art de la narration est totalement ma\u00eetris\u00e9 justement par cette rapidit\u00e9 de ton et par une mise en sc\u00e8ne particuli\u00e8rement efficace qui joue sur le mouvement et les indices diss\u00e9min\u00e9s pour d\u00e9voiler les rapports entre les personnages. L\u2019utilisation d\u2019une structure grise pour seul d\u00e9cor est particuli\u00e8rement ing\u00e9nieuse puisqu\u2019elle permet, par des rotations et des changements de place r\u00e9guliers, de cr\u00e9er diff\u00e9rents lieux gr\u00e2ce \u00e0 la force de l\u2019imagination et \u00e0 quelques accessoires. Cette structure comporte \u00e9galement un tableau noir permettant de repr\u00e9senter des s\u00e9ances de travail \u00e0 l\u2019universit\u00e9. Cela n\u2019est pas sans nous rappeler avec bonheur \u00ab La Machine de Turing \u00bb ou \u00ab Le porteur d\u2019histoire \u00bb. Le spectateur se pla\u00eet \u00e0 d\u00e9couvrir chaque sc\u00e8ne avec d\u00e9lectation, cherchant \u00e0 comprendre les liens entre chaque personnage, s\u2019amusant \u00e0 se perdre dans les r\u00e9cits pour mieux en profiter. On reconnait des chansons de vari\u00e9t\u00e9s ou rock qui ponctuent bien les changements de plateau. C\u2019est bien pens\u00e9, immersif, vivant.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">L\u2019histoire met en lumi\u00e8re plusieurs parcours de femmes qui se rejoignent en une belle sororit\u00e9. Entre elles, la m\u00e9fiance se transforme en une complicit\u00e9 sans failles tout au long du spectacle. Les \u00e9changes, d\u2019abord timides voire agressifs, deviennent peu \u00e0 peu complices, chacune apportant \u00e0 l\u2019autre. \u00c0 l\u2019heure o\u00f9 l\u2019on cherche \u00e0 convaincre les filles d\u2019\u00e9tudier les sciences, la pi\u00e8ce nous montre le parcours de Marcelle, une des deux \u00e9tudiantes en sciences de leur fac dans les ann\u00e9es 70. Le spectateur voit ainsi les emb\u00fbches que des jeunes femmes scientifiques devaient surmonter \u00e0 cette \u00e9poque dans ce monde d\u2019hommes. Une fois n\u2019est pas coutume, la gent masculine est repr\u00e9sent\u00e9e de fa\u00e7on n\u00e9gative pour la plupart, \u00e0 part pour le surveillant de prison qui prend les femmes sous son aile, t\u00e9moin d\u2019une soci\u00e9t\u00e9 patriarcale pass\u00e9e.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">La pi\u00e8ce porte un message positif : le fait qu\u2019avec de la volont\u00e9 et du travail on peut atteindre son but, toucher les \u00e9toiles, quels que soient les probl\u00e8mes, qu\u2019il faut s\u2019accrocher et ne jamais se d\u00e9courager. Elle incite \u00e0 croire en soi, en ses capacit\u00e9s et estime qu\u2019un esprit instruit r\u00e9ussira toujours \u00e0 s\u2019\u00e9lever. Alors que l\u2019\u00e9cole est souvent d\u00e9pr\u00e9ci\u00e9e aujourd\u2019hui, un tel discours vraiment fait du bien.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Les com\u00e9diens interpr\u00e8tent plusieurs r\u00f4les \u00e0 la fois, se changeant de costume en un \u00e9clair ou en une rotation de la structure. Ils incarnent les personnages avec beaucoup de justesse et le spectateur s\u2019attache facile \u00e0 eux. On adore le duo Castor et Peluche, la Folle, Stella, Mich\u00e8le\u2026 Jamais dans l\u2019exag\u00e9ration, la troupe prend possession du plateau avec une flamme dans le regard particuli\u00e8rement touchante. L\u2019\u00e9criture de la pi\u00e8ce permet de donner \u00e0 chaque femme un moment o\u00f9 elle peut briller. Le public rit avec elles, s\u2019indigne, pleure\u2026<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><br><strong>\u00ab Le go\u00fbt de la framboise \u00bb est une v\u00e9ritable r\u00e9ussite, pleine d\u2019espoir, d\u2019humour et d\u2019\u00e9motion, avec une mise en sc\u00e8ne inventive et des com\u00e9diens parfaits dans leur r\u00f4le. A voir absolument.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">De : Rapha\u00eble Volkoff<br>Mise en sc\u00e8ne : Martin Darondeau<br>Avec : Laura Authier, Benoit Blanc, Machita Daly, Octavie Durand, Nanou Garcia, Rapha\u00eble Volkoff<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Lumi\u00e8res : Jean-Fran\u00e7ois Domingues <\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Sc\u00e9nographie : Capucine Grou-Radenez <\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Costumes : Chlo\u00e9 de Nombel <\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Musiques : Simon Meuret<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>OU ? <\/strong>Au th\u00e9\u00e2tre des B\u00e9liers parisiens\u00a0<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>QUAND ?<\/strong> Du 29 ao\u00fbt 2026 au 31 octobre 2026\u00a0<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>DUR\u00c9E<\/strong> : 1h20<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><strong>TARIFS<\/strong> : 39\u20ac\u00a0<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><a href=\"https:\/\/www.theatredesbeliersparisiens.com\/spectacle\/le-gout-de-la-framboise\">https:\/\/www.theatredesbeliersparisiens.com\/spectacle\/le-gout-de-la-framboise<\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Depuis le 29 ao\u00fbt, le th\u00e9\u00e2tre des B\u00e9liers parisiens accueille \u00ab\u00a0Le go\u00fbt de la framboise\u00a0\u00bb, la pi\u00e8ce de Raphaelle Volkoff, mise en sc\u00e8ne par Martin Darondeau. 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