{"id":403,"date":"2026-01-21T19:52:19","date_gmt":"2026-01-21T18:52:19","guid":{"rendered":"https:\/\/fauteuildorchestre.fr\/?p=403"},"modified":"2026-01-21T19:52:20","modified_gmt":"2026-01-21T18:52:20","slug":"la-femme-qui-naimait-pas-rabbi-jacob-au-theatre-du-petit-montparnasse","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/fauteuildorchestre.fr\/index.php\/2026\/01\/21\/la-femme-qui-naimait-pas-rabbi-jacob-au-theatre-du-petit-montparnasse\/","title":{"rendered":"\u00ab\u00a0La Femme qui n\u2019aimait pas Rabbi Jacob\u00bb au Th\u00e9\u00e2tre du Petit Montparnasse"},"content":{"rendered":"<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-full is-resized\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"603\" height=\"904\" src=\"https:\/\/fauteuildorchestre.fr\/wp-content\/uploads\/2026\/01\/la-femme-qui-naimait-pas-Rabbi-Jacob.jpeg\" alt=\"\" class=\"wp-image-404\" style=\"width:300px\" srcset=\"https:\/\/fauteuildorchestre.fr\/wp-content\/uploads\/2026\/01\/la-femme-qui-naimait-pas-Rabbi-Jacob.jpeg 603w, https:\/\/fauteuildorchestre.fr\/wp-content\/uploads\/2026\/01\/la-femme-qui-naimait-pas-Rabbi-Jacob-200x300.jpeg 200w\" sizes=\"auto, (max-width: 603px) 100vw, 603px\" \/><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p><strong>Depuis le 10 janvier, le Th\u00e9\u00e2tre du Petit Montparnasse accueille \u00ab&nbsp;La Femme qui n\u2019aimait pas Rabbi Jacob&nbsp;\u00bb, la nouvelle pi\u00e8ce de Jean-Philippe Daguerre, r\u00e9cemment aur\u00e9ol\u00e9 du Moli\u00e8re de la meilleure pi\u00e8ce de th\u00e9\u00e2tre priv\u00e9 pour \u00ab&nbsp;Du charbon dans les veines&nbsp;\u00bb. Fait int\u00e9ressant : l\u2019auteur sort le roman et la pi\u00e8ce au m\u00eame moment !<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Au restaurant, Georges attend Louis de Fun\u00e8s. Il rencontre par hasard Danielle, qui f\u00eate ce jour-l\u00e0 son anniversaire. Et c\u2019est le coup de foudre. Tr\u00e8s vite, une passion na\u00eet entre ces deux \u00eatres, avec cette femme sans pareille, pleine d\u2019\u00e9nergie et de convictions revendiqu\u00e9es, et cet homme influent du cin\u00e9ma qui c\u00f4toie les plus grands de ce monde. Tout se passe bien jusqu\u2019au jour o\u00f9 Georges d\u00e9cide de produire \u00ab&nbsp;Les aventures de Rabbi Jacob&nbsp;\u00bb, en plein conflit isra\u00e9lo-palestinien\u2026<\/p>\n\n\n\n<p>Le titre de la pi\u00e8ce cr\u00e9e une attente chez le spectateur qui ne sera finalement r\u00e9compens\u00e9e qu\u2019\u00e0 la fin de la pi\u00e8ce. Ainsi, en premier lieu, le spectacle nous narre l\u2019histoire d\u2019une femme, au c\u0153ur d\u2019une belle histoire d\u2019amour, loin des convenances, dans une \u00e9poque un peu troubl\u00e9e. Avec le personnage de Danielle, le public d\u00e9couvre quelqu\u2019un de tout \u00e0 fait attachant par son exub\u00e9rance, sa force de caract\u00e8re, son impulsivit\u00e9 et ses coups d\u2019\u00e9clat. Une femme \u00e9galement en avance sur son temps qui pensait pouvoir, par ses mots, faire cesser une guerre intestine. Charlotte MATZNEFF trouve l\u00e0 un de ses plus beaux r\u00f4les, qu\u2019elle interpr\u00e8te avec une fraicheur et un dynamisme extraordinaires. Tant\u00f4t dr\u00f4le, tant\u00f4t touchante, tant\u00f4t bouleversante, elle d\u00e9voile une palette d\u2019\u00e9motions qui transperce le spectateur qui n\u2019a qu\u2019une envie&nbsp;: l\u2019aimer. On s\u2019inqui\u00e8te pour elle lorsqu\u2019elle se confronte \u00e0 Marcellin, alors ministre de l\u2019int\u00e9rieur. On rit avec elle lorsque l\u2019on imagine toute l\u2019\u00e9cole maternelle qui s\u2019amuse dans la neige. On l\u2019admire lorsque l\u2019on se rend compte qu\u2019elle r\u00e9ussit \u00e0 r\u00e9concilier son mari avec son premier fils. C\u2019est beaucoup de tendresse qui ressort de cette pi\u00e8ce gr\u00e2ce \u00e0 ce personnage et cela rend la fin, que nous ne d\u00e9voilerons pas ici, encore plus inacceptable.<\/p>\n\n\n\n<p>La caract\u00e9risation des autres personnages est aussi une r\u00e9ussite. Chacun a sa fa\u00e7on de parler, son rythme, ses silences. On aurait pu craindre une version caricaturale de Louis de Fun\u00e8s au plateau mais Julien CIGANA lui rend un vibrant hommage par son jeu. Bernard MALAKA est un Georges Cravenne tr\u00e8s convaincant, aussi bien dans ses qualit\u00e9s que dans ses d\u00e9fauts. Il en est de m\u00eame pour Bruno PAVIOT, Elisa HABIBI et Balthazar GOUZOU qui, par des changements de costumes hors plateau, donnent vie \u00e0 plusieurs personnages comme Charles Cravenne, la femme m\u00e9decin, le ministre Marcellin ou le serveur Gaston.<\/p>\n\n\n\n<p>Le r\u00e9cit met \u00e9galement en lumi\u00e8re diff\u00e9rents tourments de la soci\u00e9t\u00e9&nbsp;: la pression sociale pour se conformer aux conventions, l\u2019injustice de la naissance qui fait que certaines femmes, comme la nourrice Djamila, sont oblig\u00e9es de vivre en France pour \u00e9lever les enfants des autres afin d\u2019obtenir de l\u2019argent pour que les siens survivent ailleurs, la puissance de certains cr\u00e9ateurs comme G\u00e9rard Oury ou Louis de Fun\u00e8s qui osent se battre pour leurs id\u00e9es quand celles-ci pourraient les mener \u00e0 de lourdes repr\u00e9sailles, la difficult\u00e9 quotidienne de vivre avec une maladie psychique, la critique d\u2019hommes politiques surpuissants capables de tout pour leurs ambitions. Tout cela est parfaitement repr\u00e9sent\u00e9 sans jugement \u00e0 travers les divers personnages rencontr\u00e9s. Le spectateur se laisse s\u00e9duire par la narration qui cr\u00e9e en lui de petites \u00e9tincelles afin de le faire r\u00e9fl\u00e9chir au sortir de la salle. Comme dans \u00ab&nbsp;Adieu Monsieur Haffmann&nbsp;\u00bb, c\u2019est autour de plusieurs d\u00eeners que les enjeux se cr\u00e9ent et on passe d\u2019un salon \u00e0 un autre avec beaucoup de fluidit\u00e9. Cela permet une certaine lib\u00e9ralisation de la parole par l\u2019intimit\u00e9 que ces moments r\u00e9v\u00e8lent. Chaque personnage peut ainsi se montrer lui-m\u00eame, sans flagornerie.<\/p>\n\n\n\n<p>L\u2019histoire permet aussi de nous faire assister, \u00e0 travers ses cr\u00e9ateurs, \u00e0 la naissance des \u00ab&nbsp;Aventures de Rabbi Jacob&nbsp;\u00bb, un des plus grands succ\u00e8s du cin\u00e9ma fran\u00e7ais : de l\u2019id\u00e9e initiale, en passant par les diff\u00e9rentes versions du sc\u00e9nario, le tournage sem\u00e9 d\u2019embuches, jusqu\u2019\u00e0 la premi\u00e8re projection. Plusieurs clins d\u2019\u0153il \u00e0 des r\u00e9pliques c\u00e9l\u00e8bres du film sont par ailleurs cach\u00e9s dans les r\u00e9pliques. On voit ainsi le travail minutieux de Louis de Fun\u00e8s, capable notamment de r\u00e9p\u00e9ter sans rel\u00e2che en secret de l\u2019\u00e9quipe l\u2019iconique chor\u00e9graphie de Rabbi Jacob afin de cr\u00e9er la surprise pour tous. C\u2019est une plong\u00e9e dans l\u2019univers du cin\u00e9ma fran\u00e7ais des ann\u00e9es 70 des plus passionnantes. Quelques dates suppl\u00e9mentaires inscrites sur les \u00e9crans auraient peut-\u00eatre permis une plus grande compr\u00e9hension du cadre temporel de ce film.<\/p>\n\n\n\n<p>La cr\u00e9ation visuelle est tr\u00e8s int\u00e9ressante. Pour la premi\u00e8re fois, Jean-Philippe Daguerre a fait appel \u00e0 Narcisse pour la sc\u00e9nographie. Des \u00e9crans de tr\u00e8s haute d\u00e9finition mis sur des roulettes figurent les diff\u00e9rents lieux de l\u2019action (le salon, un bureau, un h\u00f4pital\u2026) L\u2019illusion se trouve parfois saisissante avec les diff\u00e9rentes commodes ou armoires et lors des sc\u00e8nes au restaurant. On est surpris car, si les grands spectacles musicaux fran\u00e7ais recourent souvent \u00e0 cette alternative, c\u2019est plus rare au th\u00e9\u00e2tre (on pense par exemple \u00e0 \u00ab&nbsp;Je m\u2019appelle Georges\u2026 et vous&nbsp;?&nbsp;\u00bb) et c\u2019est utilis\u00e9 de fa\u00e7on intelligente ici. Cela permet notamment aux \u00e9crans de devenir des t\u00e9l\u00e9visions o\u00f9 sont diffus\u00e9s des extraits de journaux t\u00e9l\u00e9vis\u00e9s de l\u2019\u00e9poque. Les costumes et la lumi\u00e8re s\u2019ancrent \u00e9galement bien dans le r\u00e9cit. La musique a une part belle dans l\u2019histoire, avec notamment l\u2019utilisation de r\u00e9f\u00e9rences \u00e0 Dalida, femme brillante au destin tragique.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>\u00ab&nbsp;La Femme qui n\u2019aimait pas Rabbi Jacob \u00bb est une pi\u00e8ce dr\u00f4le et \u00e9mouvante qui rend un bel hommage \u00e0 Danielle Cravenne, une femme forte et sans compromis, qui m\u00e9ritait bien qu\u2019on la remette \u00e0 l\u2019honneur. A voir \u2026 &nbsp;&nbsp;<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Audrey C.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Avec<\/strong> Bernard MALAKA, Charlotte MATZNEFF, Julien CIGANA, Bruno PAVIOT, Elisa HABIBI et Balthazar GOUZOU<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Auteur et metteur en sc\u00e8ne <\/strong>Jean-Philippe DAGUERRE\u2028<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Assistant \u00e0 la mise en sc\u00e8ne<\/strong> Herv\u00e9 HAINE<\/p>\n\n\n\n<p>\u2028<strong>Sc\u00e9nographie et vid\u00e9o<\/strong> NARCISSE\u2028<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Costumes<\/strong> Alain BLANCHOT\u2028<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Lumi\u00e8res<\/strong> Mo\u00efse HILL\u2028<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Musique <\/strong>Olivier DAGUERRE<\/p>\n\n\n\n<p>OU ? Au Th\u00e9\u00e2tre Montparnasse 31 rue de la Gait\u00e9, 75014 Paris<\/p>\n\n\n\n<p>QUAND ? DUR\u00c9E : du 10 janvier au 19 avril 2026<\/p>\n\n\n\n<p>DUR\u00c9E : 1h30<\/p>\n\n\n\n<p>TARIFS : de 22\u20ac \u00e0 38\u20ac<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"https:\/\/www.theatremontparnasse.com\/spectacle\/la-femme-qui-naimait-pas-rabbi-jacob\">https:\/\/www.theatremontparnasse.com\/spectacle\/la-femme-qui-naimait-pas-rabbi-jacob<\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Depuis le 10 janvier, le Th\u00e9\u00e2tre du Petit Montparnasse accueille \u00ab&nbsp;La Femme qui n\u2019aimait pas Rabbi Jacob&nbsp;\u00bb, la nouvelle pi\u00e8ce de Jean-Philippe Daguerre, r\u00e9cemment aur\u00e9ol\u00e9 du Moli\u00e8re de la meilleure pi\u00e8ce de th\u00e9\u00e2tre priv\u00e9 pour &hellip; <\/p>\n","protected":false},"author":1,"featured_media":404,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[10,3],"tags":[],"class_list":["post-403","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-theatre-2026","category-theatre"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/fauteuildorchestre.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/403","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/fauteuildorchestre.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/fauteuildorchestre.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/fauteuildorchestre.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/fauteuildorchestre.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=403"}],"version-history":[{"count":2,"href":"https:\/\/fauteuildorchestre.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/403\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":406,"href":"https:\/\/fauteuildorchestre.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/403\/revisions\/406"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/fauteuildorchestre.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/404"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/fauteuildorchestre.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=403"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/fauteuildorchestre.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=403"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/fauteuildorchestre.fr\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=403"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}