{"id":217,"date":"2025-09-10T18:57:35","date_gmt":"2025-09-10T16:57:35","guid":{"rendered":"https:\/\/fauteuildorchestre.fr\/?p=217"},"modified":"2025-09-10T18:57:35","modified_gmt":"2025-09-10T16:57:35","slug":"les-frottements-du-coeur-au-theatre-des-gemeaux-parisiens","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/fauteuildorchestre.fr\/index.php\/2025\/09\/10\/les-frottements-du-coeur-au-theatre-des-gemeaux-parisiens\/","title":{"rendered":"\u00ab\u00a0Les Frottements du c\u0153ur \u00bb au Th\u00e9\u00e2tre des G\u00e9meaux parisiens"},"content":{"rendered":"<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-large is-resized\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"1024\" height=\"1018\" src=\"https:\/\/fauteuildorchestre.fr\/wp-content\/uploads\/2025\/09\/Frottements-du-coeur-1024x1018.jpeg\" alt=\"\" class=\"wp-image-218\" style=\"width:300px\" srcset=\"https:\/\/fauteuildorchestre.fr\/wp-content\/uploads\/2025\/09\/Frottements-du-coeur-1024x1018.jpeg 1024w, https:\/\/fauteuildorchestre.fr\/wp-content\/uploads\/2025\/09\/Frottements-du-coeur-300x298.jpeg 300w, https:\/\/fauteuildorchestre.fr\/wp-content\/uploads\/2025\/09\/Frottements-du-coeur-150x150.jpeg 150w, https:\/\/fauteuildorchestre.fr\/wp-content\/uploads\/2025\/09\/Frottements-du-coeur-768x763.jpeg 768w, https:\/\/fauteuildorchestre.fr\/wp-content\/uploads\/2025\/09\/Frottements-du-coeur.jpeg 1134w\" sizes=\"auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p><strong>Depuis le 8 septembre, le th\u00e9\u00e2tre des G\u00e9meaux parisiens accueille \u00ab Les Frottements du c\u0153ur \u00bb, un seul en sc\u00e8ne de et par Katia Ghanty, tir\u00e9 du livre du m\u00eame nom paru en 2017. Apr\u00e8s une cr\u00e9ation \u00e0 Avignon et l\u2019obtention du prix Cultura en 2024, c\u2019est au tour du public parisien d\u2019en d\u00e9couvrir l\u2019histoire bas\u00e9e sur des faits r\u00e9els de la vie de l\u2019autrice-com\u00e9dienne.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Clara a 29 ans. Elle a la grippe. Son compagnon est parti en tourn\u00e9e. Ils sont com\u00e9diens. Une amie vient lui apporter des m\u00e9dicaments et la trouve inconsciente. A l\u2019h\u00f4pital Lariboisi\u00e8re, le verdict tombe&nbsp;: probl\u00e8me grave au c\u0153ur, pronostic vital engag\u00e9. Il ne lui reste plus qu\u2019\u00e0 attendre et suivre les pr\u00e9conisations de l\u2019\u00e9quipe m\u00e9dicale qui va tout faire pour la ramener \u00e0 la vie\u2026<\/p>\n\n\n\n<p>Katia Ghanty a d\u00e9cid\u00e9 d\u2019\u00e9crire et de raconter un \u00e9pisode traumatique de son existence. A 29 ans, on ne craint pas pour son c\u0153ur. A 29 ans, on ne se retrouve pas branch\u00e9 artificiellement \u00e0 une machine. A 29 ans, on rit, on boit des verres en terrasse, on croque chaque instant sans se soucier du lendemain. Et pourtant, c\u2019est bel et bien son histoire que la com\u00e9dienne a choisi de raconter et donc de revivre chaque soir. Par l\u2019utilisation de chor\u00e9graphies et par la justesse de ses mots, cette pi\u00e8ce nous fait penser aux \u00ab&nbsp;Chatouilles&nbsp;\u00bb d\u2019Andr\u00e9a Bescond (m\u00eame si le th\u00e8me est tout \u00e0 fait diff\u00e9rent.) Un tel sujet pour une pi\u00e8ce de th\u00e9\u00e2tre pourrait sembler bien lourd et difficile \u00e0 aborder. Cependant, il n\u2019en est rien. Par son \u00e9criture \u00e0 la fois dr\u00f4le, satirique, touchante et vraie, Katia Ghanty r\u00e9ussit la prouesse de faire passer son spectateur du rire aux larmes. Le public re\u00e7oit les \u00e9motions avec une telle sinc\u00e9rit\u00e9 qu\u2019il en ressort avec, dans le c\u0153ur, une envie de vivre pleinement, quels que soient les obstacles. Par sa r\u00e9silience, Katia Ghanty d\u00e9peint son parcours hospitalier avec beaucoup d\u2019humour, sans jamais \u00eatre caricaturale. Interpr\u00e9tant tous les personnages \u00e0 la fois, elle les rend plus vrais que nature et cela fait forc\u00e9ment \u00e9cho \u00e0 des caract\u00e8res rencontr\u00e9s auparavant. Le docteur V\u00e9lo, Annabelle, Samia et les autres prennent vie sous nos yeux gr\u00e2ce \u00e0 un geste, un regard, un mot. On ressent l\u2019\u00e9nergie de chacun d\u2019entre eux avec tellement de justesse qu\u2019on ne voit pas du tout le temps passer.<\/p>\n\n\n\n<p>En cette p\u00e9riode o\u00f9 le personnel hospitalier fait partie des oubli\u00e9s des diff\u00e9rents gouvernements, Katia Ghanty met en lumi\u00e8re ceux qui, par leur pr\u00e9sence, leur expertise, leur compassion, aident les patients \u00e0 supporter le pire, \u00e0 retrouver espoir. Si quelquefois certaines paroles peuvent \u00e9chapper aux soignants \u00e0 cause de la fatigue ou de la banalisation de leur fonction afin de garder une certaine distance, l\u2019autrice insiste sur l\u2019importance du regard bienveillant d\u2019Annabelle, du massage qu\u2019on lui a fait, de la d\u00e9lectation d\u2019un jus d\u2019orange apr\u00e8s avoir \u00e9t\u00e9 aliment\u00e9e par perfusion, du bonheur de se faire laver les cheveux quand on se sent sali par des journ\u00e9es d\u2019h\u00f4pital\u2026 Ce sont tous ces petits riens qui semblent anodins qui redonnent de la force, du courage et simplement de l\u2019humanit\u00e9. Car comment faire pour s\u2019accrocher quand tout semble perdu&nbsp;? Comment survivre \u00e0 la simple annonce que la fin est peut-\u00eatre proche&nbsp;? Vers qui se tourner quand on n\u2019est plus qu\u2019un cas de plus dans un service de r\u00e9animation&nbsp;? Comment se reconstruire apr\u00e8s une telle \u00e9preuve&nbsp;? Peut-on se permettre de se sentir perdu et triste&nbsp;? Katia Ghanty a d\u00e9cid\u00e9 de partager son exp\u00e9rience et de rendre hommage \u00e0 ceux qui ont \u00e9t\u00e9 l\u00e0, sans flagornerie, sans mi\u00e8vrerie. Le spectateur ressent toute la gratitude qu\u2019elle a pour eux mais aussi toutes les d\u00e9faillances d\u2019un syst\u00e8me qui oublie parfois l\u2019humain derri\u00e8re le patient. C\u2019est tout simplement bouleversant.<\/p>\n\n\n\n<p>La mise en sc\u00e8ne d\u2019Eric Bu joue sur la sobri\u00e9t\u00e9. Les voilages du fond et les lumi\u00e8res permettent un monologue int\u00e9rieur fantasm\u00e9 de Clara, tout en symbolisant les rideaux de l\u2019h\u00f4pital. Les musiques accompagnent le texte et les chor\u00e9graphies avec gravit\u00e9, douceur ou l\u00e9g\u00e8ret\u00e9. On se sent transport\u00e9 tout au long de la pi\u00e8ce dans l\u2019univers de Clara. On s\u2019inqui\u00e8te, on esp\u00e8re, on palpite avec elle. La voir jouer elle-m\u00eame son r\u00f4le est encore plus admirable car on imagine toute la puissance qu\u2019il faut pour revivre ainsi une telle exp\u00e9rience traumatique.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>\u00ab Les Frottements du c\u0153ur \u00bb est un spectacle magistral, parfaitement bien \u00e9crit. On en ressort les yeux embu\u00e9s et le c\u0153ur rempli. Un hymne \u00e0 la vie. A d\u00e9couvrir vraiment.<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Audrey C.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>De et avec<\/strong> :&nbsp;Katia Ghanty<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Mise en sc\u00e8ne<\/strong> :&nbsp;\u00c9ric Bu<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Assistante \u00e0 la mise en sc\u00e8ne<\/strong> : Sophie Bouteiller<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Lumi\u00e8res<\/strong> : Mo\u00efse Hill, assist\u00e9 de Pierre Mille<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Chor\u00e9graphie<\/strong> : Florentine Houdini\u00e8re<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Cr\u00e9ation sonore et musiqu<\/strong>e : Agn\u00e8s Imbault et Caroline Geryl<\/p>\n\n\n\n<p><strong>O\u00f9&nbsp;? <\/strong>Th\u00e9\u00e2tre des G\u00e9meaux parisiens, 15 rue du retrait, 75020 Paris<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Quand&nbsp;?<\/strong> Jusqu\u2019au 14 mars 2026<\/p>\n\n\n\n<p>Le lundi 19h et le samedi 17h15.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Tarifs&nbsp;<\/strong>: A partir de 16\u20ac<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Dur\u00e9e <\/strong>: 1h25<\/p>\n\n\n\n<p><a href=\"https:\/\/www.theatredesgemeauxparisiens.com\/les-frottements-du-coeur\">https:\/\/www.theatredesgemeauxparisiens.com\/les-frottements-du-coeur<\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Depuis le 8 septembre, le th\u00e9\u00e2tre des G\u00e9meaux parisiens accueille \u00ab Les Frottements du c\u0153ur \u00bb, un seul en sc\u00e8ne de et par Katia Ghanty, tir\u00e9 du livre du m\u00eame nom paru en 2017. 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