{"id":1,"date":"2025-03-01T19:09:34","date_gmt":"2025-03-01T18:09:34","guid":{"rendered":"https:\/\/fauteuildorchestre.fr\/?p=1"},"modified":"2025-03-02T13:41:22","modified_gmt":"2025-03-02T12:41:22","slug":"bonjour-tout-le-monde","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/fauteuildorchestre.fr\/index.php\/2025\/03\/01\/bonjour-tout-le-monde\/","title":{"rendered":"\u00ab\u00a0Num\u00e9ro Deux \u00bb au Th\u00e9\u00e2tre Tristan Bernard\u00a0"},"content":{"rendered":"<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-large is-resized\"><img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"683\" height=\"1024\" src=\"https:\/\/fauteuildorchestre.fr\/wp-content\/uploads\/2025\/03\/numerodeux-683x1024.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-17\" style=\"width:285px;height:auto\" srcset=\"https:\/\/fauteuildorchestre.fr\/wp-content\/uploads\/2025\/03\/numerodeux-683x1024.jpg 683w, https:\/\/fauteuildorchestre.fr\/wp-content\/uploads\/2025\/03\/numerodeux-200x300.jpg 200w, https:\/\/fauteuildorchestre.fr\/wp-content\/uploads\/2025\/03\/numerodeux-768x1152.jpg 768w, https:\/\/fauteuildorchestre.fr\/wp-content\/uploads\/2025\/03\/numerodeux.jpg 800w\" sizes=\"auto, (max-width: 683px) 100vw, 683px\" \/><\/figure>\n<\/div>\n\n\n<p><strong>Depuis le 18 janvier, le Th\u00e9\u00e2tre Tristan Bernard accueille \u00ab&nbsp;Num\u00e9ro Deux&nbsp;&nbsp;\u00bb, l\u2019adaptation par L\u00e9onard PRAIN du roman de David FOENKINOS paru en 2016. Accompagn\u00e9 de Sophie ACCARD \u00e0 la mise en sc\u00e8ne (comme pour \u00ab&nbsp;Vole Eddie, Vole&nbsp;!&nbsp;\u00bb qui nous avait s\u00e9duits en 2024), l\u2019auteur fait le pari audacieux de faire vivre cette histoire sur les planches. Salu\u00e9e par la critique, cette pi\u00e8ce conquiert d\u00e9j\u00e0 le public parisien.&nbsp;<\/strong>&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Martin Hill vit une existence paisible en Angleterre jusqu\u2019au divorce de ses parents. Ensuite, tout bascule&nbsp;: sa m\u00e8re part vivre en France, son p\u00e8re, inventeur rat\u00e9, apprend qu\u2019il est atteint d\u2019un cancer et, au milieu de tout cela, Martin fait la navette avec l\u2019Eurostar tous les week-ends. Mais, \u00e9tonnamment, ce n\u2019est pas cela qui va bouleverser sa vie. En 1999, il croise le futur producteur de \u00ab&nbsp;Harry Potter, \u00e0 l\u2019\u00e9cole des sorciers&nbsp;\u00bb. Celui-ci le rep\u00e8re et lui propose de jouer le r\u00f4le titre du film. Or, un certain Daniel Radcliffe est lui aussi sur les rangs et on lui trouve \u00ab&nbsp;un petit truc en plus&nbsp;\u00bb. Martin ne sera pas choisi. Sa vie va alors devenir invivable\u2026<\/p>\n\n\n\n<p>Le spectacle prend appui sur le r\u00e9cit d\u2019Harry Potter mais il n\u2019est pas n\u00e9cessaire de le conna\u00eetre pour s\u2019y int\u00e9resser. Certes, l\u2019histoire regorge de clins d\u2019\u0153il au jeune sorcier, que ce soit le miroir du Rised, le balai, la musique, les images d\u2019archives diffus\u00e9es dans un t\u00e9l\u00e9viseur d\u2019\u00e9poque\u2026 Le spectateur \u00ab&nbsp;Potterhead&nbsp;\u00bb (amateur d\u2019Harry Potter) se retrouvera facilement dans les r\u00e9f\u00e9rences plac\u00e9es de fa\u00e7on subtile tout au long de l\u2019histoire.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Mais la pi\u00e8ce aborde surtout le th\u00e8me de l\u2019\u00e9chec, du droit \u00e0 la deuxi\u00e8me chance, de la difficult\u00e9 \u00e0 vivre lorsque l\u2019on a toujours \u00e9t\u00e9 un \u00ab&nbsp;num\u00e9ro deux&nbsp;\u00bb. Le personnage de Martin entre dans cette histoire de fa\u00e7on innocente, avec l\u2019aide de son p\u00e8re, sans avoir jamais v\u00e9ritablement r\u00eav\u00e9 de cela auparavant. En effet, les journ\u00e9es de tournage aupr\u00e8s de son p\u00e8re accessoiriste lui ont toujours sembl\u00e9es trop longues. Et pourtant, lorsque la chance semble lui sourire \u00e0 dix ans, un \u00e2ge o\u00f9 les d\u00e9sillusions sont de v\u00e9ritables cataclysmes, Martin veut y croire. D\u2019abord pour lui, \u00e9videmment, parce qu\u2019il s\u2019amuse \u00e0 imaginer une vie plus joyeuse o\u00f9 il deviendrait populaire dans la cour de r\u00e9cr\u00e9e. Mais aussi pour son p\u00e8re, parce qu\u2019il y croit et que ses r\u00eaves de cin\u00e9ma se bornaient jusque l\u00e0 \u00e0 la r\u00e9paration d\u2019une poign\u00e9e de porte dans un \u00ab&nbsp;James Bond&nbsp;\u00bb.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>C\u2019est \u00e0 un r\u00e9el partage entre le p\u00e8re et le fils que nous assistons notamment lorsqu\u2019ils pr\u00e9parent une audition dans cette sc\u00e8ne touchante o\u00f9 les com\u00e9diens imitent les personnages de \u00ab&nbsp;Harry Potter&nbsp;\u00bb. En n\u2019obtenant pas ce r\u00f4le, Martin perd une partie de son enfance, ce qui est accentu\u00e9 par le d\u00e9c\u00e8s de son p\u00e8re qui arrive apr\u00e8s. Tout cela le pousse \u00e0 une d\u00e9pression qui l\u2019emp\u00eachera de vivre serein pendant plusieurs ann\u00e9es. Car nos \u00e9checs nous forgent, \u00e9videmment, mais lorsqu\u2019ils sont v\u00e9cus si jeunes et que l\u2019objet de cet \u00e9chec est devant nos yeux constamment, cela devient quasiment impossible \u00e0 supporter. Le r\u00e9cit \u00e9voque donc l\u2019importance de l\u2019accompagnement des enfants ou plut\u00f4t de toute personne ayant besoin d\u2019un soutien pour avoir cru en quelque chose. On oublie tr\u00e8s souvent que les difficult\u00e9s font partie de la vie et on n\u00e9glige l\u2019importance de la sant\u00e9 mentale. Et pourtant, quel que soit le probl\u00e8me, il est n\u00e9cessaire d\u2019apprendre \u00e0 se reconstruire afin de vivre sans.<\/p>\n\n\n\n<p>L\u00e9onard PRAIN nous pr\u00e9sente une adaptation particuli\u00e8rement r\u00e9ussie du roman de David FOENKINOS. Si la premi\u00e8re partie du livre nous avait tenus en haleine \u00e0 l\u2019\u00e9poque, les difficult\u00e9s de Martin se multipliaient davantage dans la deuxi\u00e8me et en perdaient un peu de leur saveur. Avec cette nouvelle vision de l\u2019histoire, l\u2019\u00e9criture joue davantage sur le rythme et le dynamisme de l\u2019action, sans en trahir l\u2019esprit. Cela rend les diff\u00e9rents \u00e9pisodes beaucoup plus percutants pour le spectateur. L\u2019id\u00e9e de cr\u00e9er un suspense sur la fin du r\u00e9cit d\u00e8s les premi\u00e8res minutes fonctionne r\u00e9ellement. On se laisse prendre au jeu gr\u00e2ce aux musiques, aux lumi\u00e8res, aux changements rapides de personnages gr\u00e2ce aux costumes (les com\u00e9diens interpr\u00e9tant plusieurs r\u00f4les), \u00e0 l\u2019utilisation de la fum\u00e9e, \u00e0 l\u2019immersion dans les ann\u00e9es 1990 \u2013 2000. Les \u00e9l\u00e9ments du d\u00e9cor participent de cette force d\u2019adaptation. On notera notamment l\u2019\u00e9volution du t\u00e9l\u00e9phone entre le d\u00e9but et la fin de l\u2019histoire. Avec simplement cinq com\u00e9diens au plateau, la pi\u00e8ce met en sc\u00e8ne de nombreux personnages (notamment Hugo, le fils du compagnon de la m\u00e8re de Martin, dont l\u2019arriv\u00e9e a cr\u00e9\u00e9 des rires dans la salle). On rit, on est \u00e9mu, on profite d\u2019un moment suspendu.<\/p>\n\n\n\n<p>Les com\u00e9diens s\u2019amusent, s\u2019impliquent avec une grande sinc\u00e9rit\u00e9 et nous embarquent pleinement. Leur travail est remarquable. On est heureux de retrouver des artistes aguerris comme Pierre B\u00c9N\u00c9ZIT, que nous avions ador\u00e9 dans \u00ab&nbsp;Edmond&nbsp;\u00bb ou \u00ab&nbsp;Saint-Exup\u00e9ry. Le Myst\u00e8re de l&#8217;aviateur&nbsp;\u00bb, Axel AURIANT, qui d\u00e9voile encore plus son talent que dans \u00ab&nbsp;Une vie sur mesure&nbsp;\u00bb, ou encore Valentine REVEL-MOUROZ, brillante dans \u00ab&nbsp;La Course des g\u00e9ants&nbsp;\u00bb. On d\u00e9couvre avec bonheur l\u2019hilarant Serge DA SILVA, notamment dans son r\u00f4le de pr\u00e9sentateur t\u00e9l\u00e9. Chacun apporte son \u00e9nergie et sa puissance dramatique \u00e0 l\u2019histoire.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab&nbsp;Num\u00e9ro deux&nbsp;&nbsp;\u00bb est une pi\u00e8ce dynamique et vibrante sur l\u2019acceptation des difficult\u00e9s de la vie, avec des com\u00e9diens et une mise \u00e0 la hauteur de l\u2019histoire. A voir, que vous soyez fans d\u2019Harry Potter ou pas&nbsp;!\u2026&nbsp;&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-right\">Audrey C.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>De : <\/strong>David FOENKINOS<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Adaptation : <\/strong>L\u00e9onard PRAIN<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Mise en sc\u00e8ne : <\/strong>Sophie ACCARD<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Avec : <\/strong>Axel AURIANT, Pierre B\u00c9N\u00c9ZIT, Serge DA SILVA, Valentine REVEL-MOUROZ<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Musique : <\/strong>CASCADEUR<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Sc\u00e9nographie : <\/strong>Blandine VIEILLOT<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Lumi\u00e8re : <\/strong>Simon CORNEVIN<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Costumes : <\/strong>ATOSSA<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Dur\u00e9e<\/strong> : 1h30<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Quand ?<\/strong> : Du 18 janvier au 29 mars 2025<\/p>\n\n\n\n<p><strong>O\u00f9<\/strong> : Au Th\u00e9\u00e2tre Tristan Bernard<\/p>\n\n\n\n<p>64 Rue du Rocher<\/p>\n\n\n\n<p>75008 Paris<\/p>\n\n\n\n<p>Du mardi au samedi<\/p>\n\n\n\n<p>\u00e0 16h, 19h ou 21h selon les jours<\/p>\n\n\n\n<p>(calendrier disponible sur la page r\u00e9servations)<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Tarifs<\/strong> : de 11\u20ac \u00e0 40\u20ac<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-small-font-size\"><em>Chronique publi\u00e9e le 13 f\u00e9vrier 2025 sur La rue du bac<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Depuis le 18 janvier, le Th\u00e9\u00e2tre Tristan Bernard accueille \u00ab&nbsp;Num\u00e9ro Deux&nbsp;&nbsp;\u00bb, l\u2019adaptation par L\u00e9onard PRAIN du roman de David FOENKINOS paru en 2016. 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